Masterchef : exit Nicolas !
Dur dur de suivre la suite des aventures de Masterchef sur mon lieu de vacances... TF1 était la seule chaîne que je captais très mal !
A ce jour, il ne reste plus qu'une seule candidate que j'ai croisée lors des premières journées de pré-sélection à Paris. C'est la Bruxelloise Audrey que j'ai vite surnommée Miss Chicon en mémoire à son remarquable plat d'endives au jambon qui l'a qualifiée pour la suite des évènements. Elle a survécu à la laborieuse épreuve de rattrapage de l'éclair au chocolat...et pourtant ce n'était pas gagné car la demoiselle a justement fait remarquer qu'elle était cuisinière (entendez "faiseuse de plats salés") et non pâtissière !!! Bouhhhhh.... Quelle épreuve déstabilisante !!! En la regardant, je l'ai vraiment perçue comme la petite fille qui faisait un caprice. Finalement j'aurais dû l'appeler Miss Chochotte en l'honneur des larmes de crocodile qu'elle avait déjà faites couler après avoir présenté son premier plat chaud aux trois membres du jury officiel. Manifestement et malgré une ascendance prestigieuse (il paraît que son grand-père était le cuisinier du roi belge), la belle n'a pas encore la maturité ni l'étoffe d'un grand chef et pourtant, ça ne l'a pas empêché d'accéder au Top 20 et d'intégrer le fameux Atelier Masterchef.
Quitte à choisir, j'aurai préféré que le jury garde Nicolas, LE beau gosse de Masterchef. Au moins, cet Alsacien me paraissait plus vrai, plus réfléchi et posé. Pourquoi l'avoir éjecté aux portes de l'atelier ? Dans les épreuves de créativité, il n'a proposé que du canard, le plat qu'il maîtrisait le mieux et donc il n'avait donc pris aucun risque... Il fallait bien trouver un prétexte. Contrairement aux émissions de télé-réalité musicales tournées en direct où le public est appelé à voter car il est en mesure juger le talent des candidats, les concours de cuisine tiennent inévitablement le téléspectateur à distance. Les images des plats sont furtives, les odeurs, le goût ne parviennent pas jusqu'à lui... Il ne peut qu'imaginer et prendre acte des décisions ! Je trouve cela un peu frustrant mais pour ce domaine précis, il n'y a pas de formule idéale à part sélectionner un échantillon de télespectateurs, une forme de "jury populaire" comme l'avait fait M6 dans l'ultime épreuve de Top Chef.
En tout cas, j'aurai tiré de grandes leçons de Masterchef et du Dîner Presque Parfait, le combat des régions :
- Même s'il est plaisant de tenter des associations de saveurs atypiques, il ne faut pas s'écarter complètement des préparations basiques (ex : mayonnaise) et des plats traditionnels (ex : boeuf bourguignon). Moi non plus, je n'ai jamais fait d'éclair au chocolat... l'émission m'a donné envie d'essayer.
- Il faut pouvoir maîtriser toutes sortes de techniques parfois ancestrales, les modes de cuisson quel que soit le produit, la viande, le légume...
- On ne s'improvise pas "Masterchef" du jour au lendemain, il faut beaucoup de temps, de travail, de recherche, de curiosité et d'ouverture d'esprit... Bref... Il y a encore du pain sur la planche !
Je terminerai avec une pensée toute particulière à 2 autres candidates évincées et avec lesquelles j'ai bien sympathisé au casting de Paris :
Nathalie et ses filles qui m'ont fait déguster un plat froid exquis
Aïcha, une véritable "One woman show" ambulante qui m'a fait mourir de rire en me racontant une anecdote du casting !